Un vent un peu particulier souffle sur Londres depuis quelques semaines… l’Ibizamania. Je ne sais pas si c’est propre à l’Angleterre ou si simplement je n’avais jamais remarqué cet engouement en France, mais ici c’est à croire que si tu n’es pas allé clubber au moins quelques jours sur les spots les plus hot d’Ibiza, alors tu peux dire que tu as foiré ton été…
Tous les teenagers, post-teenagers, adulescents et autres djeuns british que je rencontre ces derniers temps n’ont que ce mot à la bouche lorsqu’ils évoquent leurs vacances : IBIZA ! Même Capital Radio, la station numéro un, se sent obligée de diffuser le samedi soir un Live From Ibiza. Pour les pauvres cons qui ont dû rester bosser à Londres et qui ne peuvent pas être sur place pour bouger la tête sur de l’électro… A croire que du 15 juin au 15 septembre, la jeunesse londonienne émigre tout naturellement pour la saison des amours et des excès sur l’île blanche des Baléares.
Une île de la tentation estivale qui fait fureur auprès des british (eux-mêmes insulaires à l’année) depuis le milieu des années 80. Là -bas, le clubber londonien a un programme chargé : music, alcohol, drugs, dance, sea, sex and sun. Soit ce qu’il fait déjà à Londres, simplement avec le soleil en plus. (Or je sais pas si vous avez déjà mis un anglais au soleil, mais ça réagit super mal… Sur la plage ce sont ceux qui se baladent en tee-shirt casquette et tongs chaussettes -l’horreur suprême-, que l’on assimilerait facilement à des glaces vanille-framboise parsemées d’éclats de noisettes, qui sont en fait des coups de soleil et tâches de rousseur. Vous voyez ? Nan, j’exagère, ils ne sont pas tous comme ça… Enfin beaucoup quand même).
Bref, en vacances à Ibiza le clubber londonien s’adonne donc aux mêmes loisirs que ceux qu’il pratique à l’année, mais plus fort encore, il le fait aussi avec les mêmes personnes ! Et ben oui, puisqu’ils vont tous là -bas, ils se retrouvent sur place ! Non seulement quelques part ça les rassure de savoir que tous les autres y vont, mais en plus comme ça ils ne sont même pas obligés de s’essayer à une autre langue pour faire des rencontres de vacances… Le pied. Easy quoi.
Cette Ibizamania qui souffle sur la jeunesse british m’intrigue. Si a priori elle ne me séduit pas, pourtant le phénomène m’interpelle. Mais qu’importe, j’ai déjà prévu vachement plus glam’ pour mes vacances… Cet été, moi je pars à l’étranger, … à Clermont-Ferrand ! Et ouais… Mais avant ça (ce voyage exotique dans les profondeurs volcaniques est prévu pour septembre), dès la semaine prochaine le DailyMaud s’offre quelques jours à Paris ! Un premier retour au pays qui je l’espère m’en donnera de belles à vous raconter…Â
P.S : Je sais, c’est pas bien de faire autant de généralités à propos des british, surtout sur un ton aussi moqueur… mais que voulez-vous, ce doit être l’humour anglais qui rentre ! Et puis, ils nous le rendent bien…
Ce sticker kitsch, a priori indécollable, et qui semble chagriner profondément les membres du personnel actuel, à tel point qu’ils ont jugé nécessaire d’y accoler cette précision…
Célébrons ici le remarquable engagement sportif des anglais.
Dis-moi quelle équipe tu supportes (ou pas), et je te dirai qui tu es.
No more comment…
Ben ouais, en ce 14 juillet (qui commence juste mais on y est, il est minuit passé) j’imagine que ce soir vous serez les plus beaux pour aller danser au bal des pompiers sous les lumières des feux d’artifices… Et ben moi, niet ! Ici tout le monde s’en fout de la Bastille ! Et puisque l’Angleterre ne daigne pas m’offrir un jour férié pour célébrer ma french touch, même qu’en ce 14 juillet je bosserai à Toyzland… Sic.
Anyway, pour revenir sur mon expérience du week-end dernier au Camden Market, je n’aurai qu’un mot : great ! Camden rocks… Le boulot s’est bien passé, j’ai fait de très belles rencontres (clin d’œil à mes deux ptits lecteurs belges Marine et Aurélien), et l’atmosphère du marché est toujours aussi plaisante. Si c’est un délire de s’y promener en tant que touriste ou simple visiteur, c’est aussi un plaisir d’y travailler.
J’ai été accueillie comme une reine par la communauté des traders du Camden Lock, divers et variés mais tous aussi kind & charming. D’abord le matin, quand on arrive à l’aube pour déballer les stands, il y a Bob le squatteur un peu paumé du coin qui passe dire bonjour et amener timidement les journaux gratuits. Ensuite il y a les italiens du rez-de-chaussée qui préparent un VRAI espresso, celui qui t’aide vraiment à te réveiller. Et ce n’est pas du luxe. Puis pour compléter le petit dèj énergisant il y a the dude, black en tablier blanc, avec son jus d’orange pressé dans des petites bouteilles avec bouchon orange. Il fait un carton. Faut avouer que ça cartonne le jus d’orange fraîchement pressé.
Puis tout au long de la journée, entre deux clients venus du monde entier, y’a toujours un trader pour venir taper la discute. Fabrice, un autre frenchy exilé qui vend de belles images, et qui m’apporte Le Monde et un café. Si ça c’est pas de l’accueil… Ensuite il y a Kelly, la chinoise du stand de chinese food, qui vient prendre les commandes (à moitié prix évidemment, c’est ça la communauté des traders). Puis y’a aussi Ricky l’italien qui vend ses bijoux hand made en acier et cristal, Brenda l’étudiante japonaise au London College of Fashion qui propose ses dernières créations en matière de maroquinerie imprimée, Anne Mette la danoise qui accroche ses mobiles en verre coloré, Matt le punk à crête blanche piercé et tatoué qui vend des fringues et accessoires gothiques, Mama l’africaine avec ses sacs en cuir tous à £20, Paul l’anglais qui nous ravitaille de ses veggies burgers… Camden Lock is a great meltingpot.
Mais j’ai quand même été confrontée à quelques moments de solitude dans mes nouvelles fonctions de vendeuse de bijoux… Genre quand je n’arrive pas à comprendre le mécanisme d’ouverture d’un bracelet, ça la fout mal… Ou encore quand je suis incapable de lire un résultat sur l’outil censé mesurer le diamètre d’une bague. Ou encore quand je ne connais pas les longueurs règlementaires des chaînes autour du cou ou des bracelets. Enfin des détails de ce genre quoi… mais ça pimente la sauce ! Camden c’est à refaire, et je le referai. As soon as possible.
Passons la minute gossip lexique du jour. En débattant ce soir avec mes Spice Girls de l’incontournable actu people du moment, soit la double naissance chez Brangelina Jolie-Pitt, j’ai appris une nouvelle expression anglaise très in dans le monde des gossip addicts. Ma kiwi housemate Mel commentait cette naissance so perfect de jumeaux, un garçon et une fille, venus compléter le tableau déjà idyllique d’un couple beau, riche, célèbre, talentueux et heureux parents d’une ribambelle de désormais six bambins. Ok, that sounds unfair.
Mais ce qui rendait Mel absolument dingue, c’est que cette naissance féerique apparaît comme sans cris ni douleurs, racontée comme un moment de plaisir, limite en robe de cocktail avec maquillage impeccable et option talons aiguilles… Beaucoup de stars demandent à accoucher par césarienne, (évitant ainsi élargissement de bassin et autres désagréments - sans compter qu’elles terminent souvent le ‘travail’ avec une plastie abdominale qui doit certainement aider à retrouver la ligne après bébé) et donnent l’impression qu’elles font ça comme si elles levaient une coupette de champ’ dans les réceptions de l’ambassadeur.
Et là , en signe de désagrément avec ces stars et leur choix de la facilité de la chirurgie contre la dure mais juste loi de la nature, Mel nous a lancé un très conclusif : « That’s it, too posh to push ! » J’ai adoré… Fin de la parenthèse linguistico-peoplesque. Â
Ah si, j’oubliais… Pour ceux d’entre vous qui s’inquiètent du sort du parrot from next door, je suis au regret de vous dire qu’il est toujours missing. Porté disparu… Et ne me regardez pas comme ça, j’ai déjà dit que c’était pas moi !
J’suis pas douée pour ce genre de truc, mais pour commencer j’ai envie de vous dire un grand MERCI. A vous qui lisez, qui commentez, qui vous impliquez dans mes péripéties, qui revenez sur ce blog voir dans quelles galères j’ai bien pu me fourrer, vous qui pour certains êtes de fidèles lecteurs sans me connaître, et ce malgré l’anarchie qui règne dans la fréquence de mes posts…  Merci. (Big Up in English…) J’suis pas trop pour l’étalage de bons sentiments (sans compter que ça casse le personnage), mais sérieusement vos derniers commentaires m’ont fait chaud au cœur… Voilà , c’est dit.
Anyway, concernant l’actu de ma London Life, j’ai une breaking news : si vous ne me croisez pas chez Hamleys ces jours-ci, that’s because je bosse au Camden Market ! Et ouais, je viens de rajouter une ligne « Expériences » à mon CV : I am a Camden Tradeuse ! Avec mon stand pour moi toute seule ! La claaasse…
Pour ceux qui suivent, tout a commencé lors de ma journée de m***e au Surrey County Show. Ce jour mythique où je me suis retrouvée à un cheveu (mouillé qui plus est) de pratiquer la french manucure sur des sabots de vaches… Et ben si le bilan commercial de cette journée est officiellement classé au palmarès des plus grands désastres financiers de la décennie, d’un autre côté sur le plan des rencontres la journée a été fructueuse. Au milieu de ce champ boueux et nauséabond j’ai quand même réussi à faire la connaissance d’un couple adorable, qui se trouvait à peu de choses près dans la même m***e que moi ce jour-là , à savoir à tenter de vendre des bijoux très classes et contemporains aux fermiers du coin…
Autour d’un café froid partagé sous une tente perméable, j’ai alors découvert qu’ils dessinaient eux-mêmes tous leurs bijoux, qu’ils les vendaient ensuite sur les marchés, notamment au Camden Market, et enfin qu’une vendeuse qui puisse bafouiller en français / anglais / espagnol et un nuage d’italien ça les intéressait justement pour leur stand à Camden… De mon côté, j’me disais qu’après avoir bossé pour la presse people et vendu du vernis à ongles dans un magasin de jouets (et sur une foire agricole), j’étais capable de tout.
Et ben voilà , quelques mails échangés et une autre rencontre plus tard, me voilà vendeuse de bijoux au Camden Market ! Ce week-end sera mon deuxième week-end, donc bilan débriefing à suivre ici-même as soon as possible. Sans compter que dans la série galerie de portraits des clients les plus surréalistes, Camden est une mine…
Mais pour finir sur l’anecdote « pétage de câble » du jour, faut que je vous raconte. Ce soir, en sortant de ma douche après une journée de boulot crevante, je me suis retrouvée en serviette de bains dans ma piaule, un tube de mousse pour les cheveux à la main, à me connecter sur Deezer.com pour une session revival playlist French nostalgie…
Et là , attention ! Ca a commencé tout bêtement avec une chanson qui m’est passée par la tête sous la douche : Femme des Années 80… Michel Sardou. Nan nan nan, sans aucun sarcasme ni second degré, j’adore. Donc je clique sur Play. Et là , sérieux, j’ai pris un plaisir dingue à m’époumoner… Femme des années 80, mais femme jusqu’au bout des seins, ayant réussi l’amalgame de l’autorité et du charme … Maîtriser à fond le système, accéder au pouvoir suprême, s’installer à la Présidence et de là faire bander la France ! Etre une femme… Je vous passe les détails. Puis là , dans les résultats de recherche de Deezer, je tombe sur d’autres Michels… Genre Michel Berger.
Incontournable, j’enchaîne sur la Groupie du Pianiste. Elle fout toute sa vie en l’air, et toute sa vie c’est pas grand-chose. Qu’est-ce qu’elle aurait bien pu faire, à part rêver seule dans son lit, le soir entre ses draps roses… Elle l’aime, elle l’adore…  Puis y’a eu Polnareff : Love me, please loooove me, je suis fooooooou de vouuuuhouuuus ! Mais vous moquerez-vous toujours de mon pauvre amour ?Â
Et là , sans prévenir, j’ai été prise d’une envie subite de Cloclo… Cette année là  ! Le Rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes, et dans mon coin je chantais Belle, belle, belle, et le public aimait ça… Déjà , (Aaaahahaha), les Beatles étaient 4 garçoooooooons dans le vent… et mooooi, ma chanson disait marche tout drooooooiiiiahhhahhhahhhhh… C’était l’année, 62 ! Choré à l’appui…
Puis je me dois de le confesser, pour clôturer cette session French Kitsch Mix je m’en suis fait une dernière (et c’est là que j’ai su que c’était la dernière). J’me suis fait Johnny… On m’a trop donné, bien avant l’envie, j’ai oublié les rêves et les mercis, toutes ces choses qui avaient un prix, qui font l’envie de vivre et le désir… Et le plaisir aussi… Qu’on me donne l’enviiiiiiie, l’envie d’avoir enviiiiiiie, qu’on allume ma viiiiiiiiee !
Bref, tout ça pour vous dire que j’ai beau être kitsch, ces « tunes » ne sont pas nécessairement des incontournables de mes playlists habituelles. Mais comme ça fait des mois qu’en bonne expatriée je n’ai pas entendu de musique française autour de moi, et ben c’est con mais ça fait plaisir de s’égosiller sur des classiques populaires !
Et puis avouez, que le premier qui n’a pas chantonné au moins une fois dans sa tête en lisant ce post me jette le premier commentaire…



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